elisseievna co-auteure : CERF : VICTOIRE EN REPUBLIQUE TCHEQUE




VICTOIRE EN REPUBLIQUE TCHEQUE 


Le parlement Tchèque envisageait depuis plusieurs mois de DERATIFIER la Convention de 1949 afin de pouvoir légaliser l'organisation de la prostitution. Cela aurait été un précédent dangereux pour les traités internationaux des Droits Humains.
Non seulement la Convention ne sera par DERATIFIEE, mais en plus le parlement a nettement refusé la légalisation de la prostitution. Pour ce pays qui depuis des années subit de fortes pressions de la part de l'Industrie du sexe et des Pays Européens comme l'Allemagne ou les Pays Bas qui ont tout mis en oeuvre pour que les nouveaux pays de l'Union, aille dans leur sens, il s'agit d'une première défaite symbolique significative. Et pour nos organisations, et toutes celles et tous ceux qui se mobilisent depuis des années contre la légalisation de la prostitution, une réelle victoire.
Vous trouverez ci-joint en anglais le rapport sur cet événement de Janice Raymond, Co-directrice de la Coalition Internationale Contre la Traite des Femmes.
Malka Marcovich

CZECH REPUBLIC REJECTS 1ST STEP TOWARDS LEGALIZATION

            The Czech government pro-prostitution bill appears to be dead on arrival! On March 29, 2005, the Czech Chamber of Deputies rejected the government’s proposal to rescind its ratification of the 1949 Convention for the Suppression of the Traffic in Persons and the Exploitation of the Prostitution of Others.  Withdrawing from this convention would have been a first step towards a vote to accept a government bill legalizing/regulating the prostitution industry.

 Only 89 votes were needed to set aside the Czech Republic’s ratification of the 1949 Convention, but they got 103! Unless the Czech Republic withdraws from this treaty, which prohibits the registering of persons in prostitution and other administrative controls that decriminalize the sex industry, as well as the procuring of persons for prostitution, and the keeping or management of brothels, the pro-prostitution bill cannot go forward.

            As part of a joint project on preventing trafficking through addressing legalization trends in Europe and elsewhere, Janice Raymond of the Coalition Against Trafficking in Women (CATW) and Colette de Troy of the European Women’s Lobby (EWL) spoke at a seminar on “Promoting Preventative Measures to Combat Trafficking and Sexual Exploitation” in Prague on March 24, 2005.  The seminar, which was part of the joint project funded by the U.S. and Sweden, and sponsored by the Czech Women’s Lobby, the Institute for Gender Studies, the Catholic Women’s Union, the Association of Women Entrepreneurs and Soroptimist International, was organized especially to highlight the seriousness of potential Czech withdrawal from the 1949 Convention and the consequences of legalizing and regulating prostitution and the sex industry. Representatives of Parliament, the Ministry of the Interior, the governmental Council for Equal Opportunities for Women and Men, the police, and NGOs attended the seminar.  Thanks to all of these groups who organized this seminar within record time. MPs said that they had a greater understanding of the consequences of withdrawing from the 1949 Convention and the legalization bill after the seminar.

            This is a major victory for all who have worked hard to promote real women’s rights! Indeed, many factors surely influenced the votes of the Czech parliamentarians, but it certainly feels good to have had a central role to play in this, with such quick results!

Janice Raymond
Coalition Against Trafficking in Women (CATW)
jraymond@wost.umass.edu


elisseievna co-auteure : CERF : Lesbiennes, ne portez pas la francisque !

Ne portez pas un insigne pétainiste !
Se réclamant de la double hache ou "labrys" d'Artémis, des lesbiennes et des féministes adoptent cet emblème, comme les "homos-en-général" portent les couleurs de l'arc en ciel ...
Or le sens politique de la double hache ou "francisque", dans l'histoire politique récente, et non dans quelque mythologie plus ou moins farfelue, est d'être le signe du régime de Vichy, du régime assassin de Vichy.
Nous estimons que le port de cet insigne est incompatible avec le féminisme ou un militantisme lesbien.

elisseievna : LOI / NOM DU PERE = LOI DU PLUS FORT = NON LOI


LOI / NOM DU PERE = LOI DU PLUS FORT = NON LOI



Certains voient dans la remise en cause du nom du père comme signe de la renonciation à la loi.

Cette thèse psychanalytique loi= nom-du-père est au « cœur » du patriarcat : loi = mâle,

Elle est nocive et idiote : pour résumer son idiotie en une phrase de deux propositions, on peut dire que :
la « Loi du Père » c’est la négation de la LOI.

Pour la résumer en trois propositions :
la «Loi du Père » c’est la loi du plus fort, donc la négation de la Loi.

Considérez cette évidence : 
La notion de loi est inséparable de l’idée d’égalité devant la loi.
(depuis le lévitique …« une seule loi, un seul jugement … »)

Comment peut on parler de Loi, si dans la représentation d’une communauté réduite à deux adultes, c’est la loi du plus fort qui doit l’emporter ? Il n’y a plus là aucune égalité devant la loi. Donc il n’y a pas l’ombre d’une « loi » : il n’y a qu’une hiérarchie.

Enlever aux femmes la légitimité de dire la Loi, nier leur participation au principe de réalité, c’est les priver de leur réalité humaine, de leur raison, de la parole. Au passage la psychanalyse  leur soustrait d’ailleurs le principe de réalité, la parole, le symbolique etc. Nous sommes à peu près des placentas et nibards sur pattes avec peut être un cerveau reptilien et encore.   Allez parler d’égalité après cela.

Les islamistes doivent bien rigoler en lisant des intellectuels se découvrir soudain outragés par l’inégalité des droits des femmes en islam. Alors que ces mêmes intellectuels ne cessent de proclamer que cette inégalité est un fondement de l’humanité, sur la foi de la très occidentale « science » psychanalytique.

Le cliché de la mère comme opposée au principe de la réalité, est en fait en lui-même la perpétuation, la légitimation de ce qu’il dénonce : la perpétuation du principe de plaisir sur celui de réalité.

Décrire la mère comme le principe de plaisir, c’est la réduire au placenta, à la matrice.
Alors qu’en réalité , dès que l’enfant est né, sorti du lieu où sa réalité est sa satisfaction matérielle, lui et sa mère sont deux personnes bien différenciées, avec des besoins bien différenciés, qui peuvent être opposés.

Mais dire aux mères que leur rôle naturel est de satisfaire le plaisir de l’enfant, c’est imposer moralement aux femmes une subordination totale aux besoins de l’enfant.
C’est le fait d’hommes qui, fantasmatiquement, se projettent dans la position de l’enfant, et qui, matériellement,  refusent de prendre leur part dans les soins domestiques, entre autres, aux dépens des besoins de la femme.
C'est-à-dire c’est le fait d’hommes qui veulent rester dans la satisfaction de leur plaisir (esclavagiste), et nient la réalité : la reconnaissance de l’autre comme personne entière et non comme placenta nourricier.


Quant à la loi sur le nom de famille.
La loi adoptée en pratique, avec ses choix en libre service tout en maintenant une prééminence par défaut du nom du père, n’est certes satisfaisante.
Par contre, la transmission automatique des deux noms dans l’état civil, symbolisant justement l’égale humanité, l’égale transmission par les deux parents,  loin de ruiner l'idée de loi,  abolirait un des bastions de l’empire de la loi du plus fort, donc, au contraire,  renforcerait l’idée de Loi.

elisseievna
8 mai 2003

elisseievna co-auteure : CERF : Nom et appellations : nos revendications


NOM ET APPELLATIONS : 

NOS REVENDICATIONS, VOTRE ACTION AU QUOTIDIEN



Nous avons consacré deux numéros de la revue du CERF (4eme trimestre 2000 et 1er trimestre 2001) à la question des noms et appellations des femmes.

Ils contiennent une analyse du droit en vigueur, et feront l'objet d'une mise à jour compte tenu de la loi sur la transmission du nom de famille aux enfants.

Vous pouvez vous les procurer ( envoyer un email) pour connaître le droit en matière de :
 -nom des femmes mariées
- appellation ou "civilité" : madame, mademoiselle.

Aucune loi n'oblige une femme à être appelée "mademoiselle" sous prétexte qu'elle est célibataire, aucune loi n'oblige une femme à être appelée par le nom de son époux sous prétexte qu'elle est mariée ...

Les femmes ont le droit de "garder " leur nom, elles ont droit au respect de leur vie privée ( on ne demande pas sans cesse aux hommes : "monsieur ou mondemoiseau ?").

Le droit actuel est conforme dans ce domaine au principe d'égalité : à vous de le faire respecter dans la pratique !
Vous trouverez notamment sur ce site la réponse ministérielle de Yvette Roudy sur l'usage du "Mademoiselle" 

La bataille pour l'égalité commence par le respect des lois égalitaires.

En matière de transmission du nom de famille aux enfants, vous trouverez sur ce site le résumé du système que nous demandons, qui est beaucoup plus simple que celui prévu par la loi, car il repose sur un mécanisme automatique, et qui est également plus égalitaire.

NOM DE FAMILLE

TRANSMISSION DU NOM DES FEMMES



Nous demandons :

- dans l’état civil  des personnes :

Un système simple, automatique de transmission égalitaire des noms des deux lignées :
le nom est composé d’un nom tranmis de mère en fille et d’un nom transmis de père en fils,
           
Grands parents :  Jeanne Dubois Alain Moulin                      Louise Fuchs Gérald Wolf 
Parents :           Lise Moulin Dubois     Martin Fuchs Wolf
Enfants Aurore Dubois Wolf,  André Dubois Wolf…

Les parents pourront choisir l’ordre des noms, y compris en le différenciant selon les enfants, par exemple pour des raisons d’accord euphonique avec le prénom.

-  dans la vie courante, dans l’ « usage » :

Une liberté totale, sans aucun formalisme, d’employer l’un ou l’autre de ses noms ou les deux (même système que pour les prénoms actuellement).

Compte tenu de la possibilité pour les parents mariés, de porter le-s nom-s de leur conjoint-e, les parents pourront porter comme nom de famille usuel, celui de leur-s enfant-s :
            Exemple : les parents pourront, s'ils le souhaitent, s’appeler Lise et Martin Dubois Wolf

  


MADAME, MADEMOISELLE


REPONSE MINISTERIELLE
N°5128 DU 3 MARS 1983 JO SENAT DU 14 AVRIL 1983 PAGE 572 - FEMMES : MODIFICATION D’ETAT CIVIL

M.Roger Poudonson demande à Mme le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des droits de la femme si elle envisage effectivement de proposer la suppression de l’usage « mademoiselle » ou « madame » qui définit la femme par son statut matrimonial ainsi que l’usage des mentions « épouse », « divorcée » ou « veuve ».
Réponse : l’existence des deux termes différents pour désigner les femmes mariées et celles qui ne le sont pas constitue une discrimination à l’égard des femmes puisqu’une telle différenciation n’existe pas pour les hommes. Elle semble indiquer que le mariage confère à la femme une valeur différente alors que la valeur de l’homme n’est pas affectée par cet acte juridique et social. Il me semble important de préciser que ces termes constituent un usage qu’aucun texte ne codifie. Leur utilisation n’entraîne aucune conséquence juridique. Il s’ensuit pratiquement que personne -organisme ou individu - ne peut imposer à une femme la mention madame ou mademoiselle. Il incombe aux intéressées de choisir la désignation qu’elles préfèrent. Il en va différemment du nom des femmes mariées. En effet, c’est la loi du 6 fructidor An II qui fonde le droit au nom des citoyens français et ce droit est le même pour les hommes et pour les femmes. Cette loi dispose dans son article 1er « Aucun citoyen ne pourra porter de nom ni de prénom autres que ceux exprimés dans son acte de naissance ». Aucun texte ne prévoit non plus que le mariage emporte changement de nom des époux. Les papiers officiels ne doivent donc pas comporter d’autre nom que le nom légal.  L’apposition des mentions épouse, divorcée ou veuve, suivie du nom du conjoint est donc  contraire à la loi. Qu’il s’agisse des termes madame ou mademoiselle, ou du nom des femmes, le droit positif actuel n’établit pas de discrimination, seuls des usages abusifs sont la cause des difficultés qu’un grand nombre de femmes éprouvent à faire respecter leur droit. Il est important que les femmes connaissent ce type d’information tant auprès des organismes qui pour différentes raisons doivent prendre en considération l’état civil des citoyens, qu’auprès des femmes elles-mêmes qui devant l’ignorance et la mauvaise foi, en viennent parfois à douter de leur bon droit. 

elisseievna co-auteure : CERF : interdit de punir !



REVUE DU CERF 2eme TRIMESTRE 2000



ARTICLE 10. PRINCIPE DE LEGALITE ET DE PROPORTIONNALITE DES DELITS ET DES PEINES


COMMENTAIRE DU CERF  :   INTERDIT DE PUNIR !

Nous espérons qu'un jour l'interdit de punir sera proclamé.

La punition est le fait d’infliger une souffrance à un être humain sous prétexte qu'il en a infligé une à autrui.
C’est une survivance de la pensée magique, c'est un acte barbare, un gâchis absurde.
Après un crime, exiger réparation ou compensation du criminel est à la fois juste et dissuasif.
Imposer des mesures de prévention pour empêcher des crimes ou des délits, aussi dures soient-elles, est juste, pour les victimes potentielles comme pour les criminels en risque de récidive.
Mais infliger une souffrance, sans que ce soit pour éviter une autre souffrance, n'est jamais juste.

Parler de « proportionnalité des peines » résonne comme une sinistre farce. Dans les faits, ce sont les plus faibles qui sont les plus punis.  Et les femmes sont les premières victimes de cette « proportionnalité » inversée.
Lutter contre les discriminations avez vous dit ?
Commençons par abolir la punition, source inépuisable de sadisme, d'injustices, d'entraînement dans le cercle infernal de l'exclusion, à l'égard des femmes, et de bien d'autres…




elisseievna : ma lettre à Anne-Marie Delcambre et Caroline Fourest







Sujet :
anne marie delcambre et toi


Date :
30/05/2007 
De :
Elisseievna
Répondre à :

A :


Mme Delcambre,
je ne devrais peut etre pas jouer les "entremetteuses", mais je suis convaincue que plutot que d'echanger par site ou email, ce serait bien que vous vous voyez avec Caroline Fourest.
Je vous envoie ce message et en meme temps une copie à Caroline.

Je pense que cet échange peut être fructueux pour vous deux, surtout pour elle :
vos 30 ans d’étude des textes de l’islam DANS LE TEXTE, et notamment du droit musulman, dans le cadre universitaires des meilleurs islamologues et sur place au Liban entre autres, plus l’apport d’un doctorat en Droit en plus de deux doctorats en civilisation islamique etc, sont un apport considérable,
Caroline peut éviter de perdre des années à faire passer un message « désinformateur » car mal informé, qu’elle regrettera amèrement ensuite,
vous pouvez peut être  toucher un nouveau public et encore mieux éviter la récupération par de vrais racistes et antisémites dont vous détestez tant les thèses.

Quand vous dites à Caroline Fourest que vous n'écrivez pas sur un site d'extreme-droite ... pour elle Libertyvox dont la ligne est plutot pro-de Villiers est d'extrême droite puisqu'elle range de Villiers parmi les racistes, qui veulent "essentialiser" (!!!) la religion musulmane ... etc
Si Villiers est raciste, alors je le suis aussi puisque je trouve ce qu'il dit de l'islam simplement exact (!).

C'est sur le fait que l'islam est un DROIT, un SYSTEME JURIDIQUE et une législation quasi complète avec une jurisprudence multiséculaire déjà existante et cohérente,
un droit que les "islamistes" appliquent au plus près et non par "dérive" - ,
et sur la méthode à employer pour connaitre l'islam, - qui ne peut être de lire des "philosophes" ignorant la jurisprudence,
qu'il faudrait lui montrer l'erreur d'appliquer à l'islam des méthodes et concepts "européocentriques" correspondant au rapport entre droit et morale et religion dans le monde judéo-chrétien, rapports totalement different dans le monde islamique.

Quand j'étudie le droit français et que j'en décris le contenu et les principes, tel qu'il résulte des textes, je décris bien une "essence", un "sens", en présentant ses principes et ses effets : je ne fais pour autant aucun "racisme" pro ou antifrançais. Le reproche d'essentialisation est inepte appliqué à un droit.

Décrire un droit, ses textes, son histoire, sa cohérence et ses conséquences à un instant T, et en déduire les conséquences humaines et politiques, dire quels sont ceux qui appliquent ce droit et ceux qui ne l'appliquent pas, donner un avis sur les évolutions possibles logiquement dans l'interprétation de textes compte tenu de leur contenu et des jurisprudences antérieures :
cela n'a RIEN à voir avec un quelconque jugement sur l'"essence" de ceux qui s'y soumettent, cela n'empeche aucunement ses adeptes d'évoluer s'ils le veulent, cela consiste juste à dire la réalité à un instant T au lieu de prendre ses désirs pour la réalité ... et de porter des accusations de racisme à tort et à travers.

Bon, voilà mon point de vue,  à vous deux de voir.

Elisseievna



[ Cette lettre faisait suite à un début de litige entre Anne-Marie Delcambre et Caroline,
voir article ci dessous de Anne-Marie Delcambre,
à la suite de cette lettre, Anne-Marie Delcambre m'a dit qu'elle acceptait tout à fait d'enseigner à Caroline, mais lorsque j'ai parlé de cet accord à Caroline, elle a refuser de continuer la conversation ]

Salir une islamologue !
Caroline Brancher de Prochoix vient de publier un texte attaquant Anne-Marie Delcambre. Cette dernière, guère impressionnée par les fatwas de ces néo-bien-pensants entend réagir.
L’islamologie est l’étude scientifique de l’islam.

Certains islamologues adoptent la démarche historico-critique, mais d’autres, dont je suis, considèrent les textes de l’islam dans leur logique propre, prennent les textes pour ce qu’ils prétendent être, suivent fidèlement l’histoire officielle que les musulmans adoptent. Il s’agit alors de décrire, de photographier et non pas d’inventer, de créer autre chose. Les islamologues arabisants, dont je suis aussi, ont un grand avantage, celui de connaître l’arabe littéraire et de pouvoir comprendre les textes.

Mais voilà, les islamologues qui entreprennent de décrire l’islam tel qu’il apparaît, à travers ses textes, et non pas tel que certains non musulmans voudraient qu’il soit, sont devenus les bêtes noires d’un grand nombre de personnes. En effet beaucoup ont intérêt à présenter au public un islam de paix, de tolérance et d’amour et non pas un islam qui connaîtrait la violence. Peu leur importe que la réalité politico/religieuse des pays musulmans contredise leur vision idéalisée de l’islam.

Pourtant le citoyen non musulman lambda ne comprend pas qu’une religion de paix puisse donner naissance à des terroristes qui se réclament du coran et du prophète de l’islam, le même coran, le même prophète que les musulmans... modérés.
Alors spontanément, pour calmer l’angoisse que les musulmans d’occident sentaient naître en eux, à savoir la crainte de se voir stigmatisés, les média, les politiques et certains spécialistes de l’islam, d’un commun accord, ont inventé cette distinction très pratique entre islam et islamisme. L’islam serait la religion que pratiqueraient les musulmans dits modérés et l’islamisme, lui, ne serait pas la religion mais une déviation, une maladie de l’islam. Ce serait une idéologie politique, l’islam des extrémistes et qui n’aurait absolument rien à voir avec le vrai islam, le bel islam, une religion mystique, philosophique, génératrice de paix et de douceur.

Dans ces conditions, l’islamologue qui ose écrire et dire qu’il n’y a pas de bon et de mauvais islam, qui ose affirmer qu’entre islam et islamisme, il n’y a pas de différence de nature mais seulement de degré, qui ose répéter les propos d’un Henri Boulad, jésuite égyptien, islamologue, à savoir que «l’islamisme est contenu dans l’islam comme le poussin dans l’œuf ou comme le fruit dans la fleur», cet islamologue sera considéré comme raciste, islamophobe, empêcheur de tourner en rond, gênant à l’extrême.

Alors on ne s’étonnera pas que le moindre prétexte soit utilisé pour discréditer cet islamologue, car dire que l’islamisme n’a pas une nature différente de l’islam, que c’est le même Coran, le même prophète et qu’il n’y a qu’une différence de degré :

- cela n’arrange pas les religieux des trois religions qui sont désireux d’établir des alliances
- cela n’arrange pas les musulmans dits modérés qui ne veulent pas être assimilés aux terroristes et qui ne veulent pas se rappeler que leur prophète a, lui-même, fait régner la peur pour triompher à Médine
- cela n’arrange pas les gauchistes alter-mondialistes qui ne veulent pas critiquer les textes pour ne pas inférioriser les adeptes de cette religion
- cela n’arrange pas les politiques qui se trouvent, avec l’islam, face à une religion différente, et qui ne veulent et ne peuvent absolument pas l’avouer.

L’islamologue qui tient un discours politiquement et religieusement incorrect doit absolument être empêché de parler. Mais comment faire dans un pays qui se targue de respecter la liberté d’expression ?

Pour ce qui me concerne, certains se sont servis de propos tenus sur la nomination de Rachida Dati, à la fois sur le forum LibertyVox et sur la Web radio canadienne
http://www.rockik.compour immédiatement avertir la revue Prochoix et Caroline Brancher. Et dès le début, celle-ci m’attaque, avec des coups de massue. Elle assène les accusations : celle d’être sur «les sites d’extrême droite», celle de me lancer dans «une diatribe hallucinante» sur les ondes radio de RocKIK, ceci pour arriver à l’équation finale qui serait la mienne : arabe= musulman= islamiste.http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/05/28/1617-nombreuses-attaques-racistes-contre-rachida-dati

Ce qui est extrêmement curieux c’est que certains n’ont pas du tout «entendu» et compris mes propos de la même façon. C’est ainsi que sur le site «Extrême centre» que je ne connais pas plus que les sites d’extrême droite, je trouve ainsi relatée ma critique de la nomination de Rachida Dati au ministère de la justice : «(…)Anne-Marie Delcambre qui s’inquiétait, lors d’un récent entretien sur une radio québécoise (RocKIK) des éventuelles pressions que pourrait subir dans les dossiers sensibles tels que les procès pour islamophobie, une personne d’origine marocaine qui n’aurait pas explicitement pris position par rapport à la religion de sa communauté d’origine.
Et ce d’autant plus, comme elle l’a maintes fois expliqué dans ses livres et interventions et contrairement à ce qu’en dit le site Prochoix (qui n’hésite pas au passage à déformer la pensée de Mme Delcambre et à l’accuser de racisme ainsi que de liens avec des sites d’extrême-droite) qu’on a affaire avec l’islam à une religion qui ne reconnaît pas la séparation religieux/public et qu’il n’y a donc pas deux islams, d’où la distinction tout à fait fallacieuse islam/islamisme.»
http://extremecentre.org/2007/06/05/gouvernement-fillon-polemique-autour-de-la-nomination-de-rachida-dati/

Mais comment ne pas conclure à un véritable assassinat médiatique de l’islamologue que je suis :
- quand Madame Caroline Brancher mentionne, sans doute pour donner plus de vigueur à son lynchage, un argumentaire anti-islam dont je ne suis absolument pas l’auteur et qui n’est pas l’œuvre du site Liberty Vox (1)
- quand Madame Caroline Brancher, dès le tout début, entend lier mon nom à des sites d’extrême droite et à France-Echos alors que je n’interviens que sur le site LibertyVox. Pour lier mon nom à celui de France-Echos elle mentionne un partenariat qui existerait entre LibertyVox et France–Echos. Que je sache on est là en plein délire. Je n’incarne pas le site LibertyVox et ce qui est conclu entre les deux sites ne me concerne absolument pas. J’ai toujours été claire sur ma participation exclusive à LibertyVox.
- quand Madame Caroline Brancher va jusqu’à ressusciter des posts effacés -véritable méthode marxiste- alors que si l’on efface des posts c’est bien que l’on désire qu’ils ne soient pas pris en considération !
- quand Madame Caroline Brancher tient à tout prix à lier mon nom et ma qualification d’islamologue ainsi que la mention de mon lieu de travail … à des propos tenus sur un forum en tant que simple "libertynaute" qui a donné sur le mode plaisant son avis sur le panel de ministres choisis par Nicolas Sarkozy.

Il est pour moi hors de doute que Madame Brancher a voulu faire plaisir à tous ceux qui rêvaient de me voir discréditée… C’est d’autant plus drôle que Madame Caroline Brancher a rédigé un article pour défendre Redeker, intitulé «Salir un philosophe». Elle s’insurge contre une certaine gauche qui n’a pas hésité à traîner Redeker dans la boue.

Je me suis amusée à remplacer le nom de Redeker par le mien et j’ai imaginé que Madame Caroline Brancher écrivait un article pour me défendre, intitulé «Salir une islamologue». Seulement, pour les propos concernant Rachida Dati, Madame Caroline Brancher a confondu allègrement, ce que dénonce brillamment la féministe antitotalitaire, Elisseievna, à savoir islam et musulman... Mais, de toute façon, dans son esprit, j’étais condamnée d’avance. Pour ce genre de journalistes, n’être pas de gauche est un vice rédhibitoire.

C’est cela avoir des œillères. Pour Madame Caroline Brancher je parlerais plutôt de «regard mutilé», «hémiplégique», pour reprendre l’expression de Daryush Shayegan «Le regard mutilé», Albin Michel, 1989 ; Le regard hémiplégique c’est cette paralysie d’un œil qui vous empêche de voir ce qui n’est pas de votre côté. En revanche l’œil sain voit parfaitement ce qui est de son côté.

Oui, finalement je pardonne à Madame Caroline Brancher car elle ne voit pas à droite. Elle ne peut percevoir que ce qui est à gauche. C’est triste d’être borgne.

Anne-Marie Delcambre pour LibertyVox

Anne-Marie Delcambre est docteur en droit, docteur en civilisation islamique et agrégée d'arabe classique.

Note : LibertyVox n’est en rien l’auteur de ce que Caroline Brancher qualifie de «manifeste anti musulman». Il s’agit de l’opération « SITA » (sensibilisation à l’islam tous azimuts) lancée par France-Echos, Occidentalis et Coranix. Francis Percy Blake de France-Echos a eu beau s’expliquer et démentir, son communiqué ne fut même pas pris en compte par Prochoix…
http://france-echos.com/communique-prochoix.html




Ofra Haza, Naomi Schemer : Jerusalem, cité d'or, de cuivre et de lumière




Hebrew: ירושלים של זהב‎, Yerushalayim Shel Zahav

אויר הרים צלול כיין
וריח אורנים
נישא ברוח הערביים
עם קול פעמונים.
ובתרדמת אילן ואבן
שבויה בחלומה
העיר אשר בדד יושבת
ובליבה חומה
ירושלים של זהב
ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שירייך
אני כינור
ירושלים של זהב
ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שירייך
אני כינור
איכה יבשו בורות המים
כיכר השוק ריקה
ואין פוקד את הר הבית
בעיר העתיקה.
ובמערות אשר בסלע
מייללות רוחות
ואין יורד אל ים המלח
בדרך יריחו.
ירושלים של זהב
ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שירייך
אני כינור
ירושלים של זהב
ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שירייך
אני כינור
אך בבואי היום לשיר לך
ולך לקשור כתרים
קטונתי מצעיר בנייך
ומאחרון המשוררים.
כי שמך צורב את השפתיים
כנשיקת שרף
אם אשכחך ירושלים
אשר כולה זהב
ירושלים של זהב
ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שירייך
אני כינור
ירושלים של זהב
ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שירייך
אני כינור
חזרנו אל בורות המים
לשוק ולכיכר
שופר קורא בהר הבית
בעיר העתיקה.
ובמערות אשר בסלע
אלפי שמשות זורחות
נשוב נרד אל ים המלח
בדרך יריחו.
ירושלים של זהב
ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שירייך
אני כינור
ירושלים של זהב
ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שירייך
אני כינור

Source : Musixmatch


Berceuse basque Pello Joxepe par Paco Ibañez