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elisseievna co-auteure : CERF : VICTOIRE EN REPUBLIQUE TCHEQUE




VICTOIRE EN REPUBLIQUE TCHEQUE 


Le parlement Tchèque envisageait depuis plusieurs mois de DERATIFIER la Convention de 1949 afin de pouvoir légaliser l'organisation de la prostitution. Cela aurait été un précédent dangereux pour les traités internationaux des Droits Humains.
Non seulement la Convention ne sera par DERATIFIEE, mais en plus le parlement a nettement refusé la légalisation de la prostitution. Pour ce pays qui depuis des années subit de fortes pressions de la part de l'Industrie du sexe et des Pays Européens comme l'Allemagne ou les Pays Bas qui ont tout mis en oeuvre pour que les nouveaux pays de l'Union, aille dans leur sens, il s'agit d'une première défaite symbolique significative. Et pour nos organisations, et toutes celles et tous ceux qui se mobilisent depuis des années contre la légalisation de la prostitution, une réelle victoire.
Vous trouverez ci-joint en anglais le rapport sur cet événement de Janice Raymond, Co-directrice de la Coalition Internationale Contre la Traite des Femmes.
Malka Marcovich

CZECH REPUBLIC REJECTS 1ST STEP TOWARDS LEGALIZATION

            The Czech government pro-prostitution bill appears to be dead on arrival! On March 29, 2005, the Czech Chamber of Deputies rejected the government’s proposal to rescind its ratification of the 1949 Convention for the Suppression of the Traffic in Persons and the Exploitation of the Prostitution of Others.  Withdrawing from this convention would have been a first step towards a vote to accept a government bill legalizing/regulating the prostitution industry.

 Only 89 votes were needed to set aside the Czech Republic’s ratification of the 1949 Convention, but they got 103! Unless the Czech Republic withdraws from this treaty, which prohibits the registering of persons in prostitution and other administrative controls that decriminalize the sex industry, as well as the procuring of persons for prostitution, and the keeping or management of brothels, the pro-prostitution bill cannot go forward.

            As part of a joint project on preventing trafficking through addressing legalization trends in Europe and elsewhere, Janice Raymond of the Coalition Against Trafficking in Women (CATW) and Colette de Troy of the European Women’s Lobby (EWL) spoke at a seminar on “Promoting Preventative Measures to Combat Trafficking and Sexual Exploitation” in Prague on March 24, 2005.  The seminar, which was part of the joint project funded by the U.S. and Sweden, and sponsored by the Czech Women’s Lobby, the Institute for Gender Studies, the Catholic Women’s Union, the Association of Women Entrepreneurs and Soroptimist International, was organized especially to highlight the seriousness of potential Czech withdrawal from the 1949 Convention and the consequences of legalizing and regulating prostitution and the sex industry. Representatives of Parliament, the Ministry of the Interior, the governmental Council for Equal Opportunities for Women and Men, the police, and NGOs attended the seminar.  Thanks to all of these groups who organized this seminar within record time. MPs said that they had a greater understanding of the consequences of withdrawing from the 1949 Convention and the legalization bill after the seminar.

            This is a major victory for all who have worked hard to promote real women’s rights! Indeed, many factors surely influenced the votes of the Czech parliamentarians, but it certainly feels good to have had a central role to play in this, with such quick results!

Janice Raymond
Coalition Against Trafficking in Women (CATW)
jraymond@wost.umass.edu


elisseievna : Prostitution - George Soros subventionne Amnesty International pour promouvoir le système proxénète



lundi 3 août 2015

Prostitution - George Soros subventionne Amnesty International pour promouvoir le système proxénète
par Elisseievna, militante féministe


Comme nombre de féministes, j’ai été sidérée de voir Amnesty International défendre ce qu’elle ose appeler le « travail du sexe ». Comment peut-on militer contre la torture et défendre l’industrie du viol ?! (1) (2)
Lorsque je me suis inscrite à Amnesty International, on m’a expliqué que l’association ne vivait que de l’argent donné par ses militant-e-s ou recueilli par ses groupes de militant-e-s. Cette indépendance était gage de liberté de conscience.
Je viens de découvrir une information encore plus sidérante mais qui explique peut-être la triste réalité : Amnesty International a reçu 750 000 € de l’Open Society Foundation. La fondation du « philanthrope » et milliardaire en dollar George Soros (3).
Or l’Open Society Foundation milite pour la règlementation du « travail du sexe ». Elle a publié une brochure sur ce sujet (4) et un article pour expliquer pourquoi Amnesty International doit tenir ferme pour la « dépénalisation du travail du sexe ». (5) (6) George Soros se présente comme investisseur et philanthrope. Il doit sa fortune à la bourse et à la spéculation sur la livre anglaise. Il affirme aussi soutenir la liberté dans les anciens pays du glacis soviétique.
Je n’ai pas enquêté sur sa vie et son rôle exact, j’ignore son rôle politique exact dans les « révolutions orange » et évènements meurtriers d’Ukraine, par exemple.
Je ne peux donc que dire les questions qu’il faudrait poser à propos du soutien d’un tel homme au règlementarisme et à Amnesty International.
Tout d’abord, la ressemblance est frappante entre l’attitude de George Soros envers la prostitution, (que je souhaiterais que l’on appelle pour ce qu’elle est - l’industrie du viol) -, et l’attitude d’autres grandes fortunes, comme Élisabeth Badinter, héritière du Groupe Publicis, et Pierre Bergé, dirigeant de la société de Yves Saint-Laurent, l’une défendant la « liberté de se prostituer » et les deux défendant la grossesse en vue de l’abandon – la gestation pour autrui -, autrement dit la prostitution gestationnelle.
Ces détenteurs de capital ne voient pas l’exploitation et la torture du corps des pauvres.
Ensuite, je dirais et je le dis en tant que juive : je m’inquiète énormément du rôle de renforcement de l’antisémitisme de pareilles attitudes de juifs fortunés et du dramatique abandon des valeurs juives qu’elles traduisent.
Soros comme Badinter sont juifs et pensent peut-être agir en bons juifs.
Mais les rabbins condamnent le culte idolâtre et impie de l’argent, et avertissent du rôle néfaste qu’il joue dans l’amour du prochain, un des deux principaux devoirs juifs (l’autre étant d’aimer Dieu). Un rabbin hassidique expliquait, par exemple, qu’une « mince couche d’argent » sur une vitre empêche de voir l’autre à travers le verre…
Je voudrais rappeler combien de féministes juives ont milité contre la prostitution en France et aux USA et contre les guerrres : Andrea Dworkin, Malka Marcovich, Maya Surduts, Suzy Rojtman, tant d’autres qui n’affichent pas leur judéité et dont le nom ne la révèle pas au public.
Je crois que je vais finir comme les juifs superstitieux de Pologne qui voyaient le démon œuvrer dans le monde, prenant possession des humains par des dibbouks (esprit qui habite le corps d’un indiviu auquel il est attachée) ou par l’idolâtrie sous une forme ou une autre.
Effarant.


Notes
1. « Proposed policy on sex work ».
2. « Draft policy on respecting, protecting and fulfilling the human rights of sex workers ». Selon les Inrocks : « Le rapport mis en cause est en fait une “proposition de politique générale” de membres d’Amnesty International qui doit être discutée et votée au Conseil général de Amnesty International, qui aura lieu du 7 au 11 août prochain à Dublin. Cette proposition appelle en effet à ce qu’Amnesty promeuve la dépénalisation de la prostitution : Les preuves disponibles indiquent qu’il est plus probable que la pénalisation de la prostitution renforce les discriminations à l’encontre des prostitué-e-s, les faisant encourir un risque plus grand de violence et de harcèlement ainsi qu’un mauvais traitement par la police. Par conséquent, cela interfère et sape le droit des prostitué-e-s à avoir accès à des soins médicaux, en particulier concernant la prévention contre le VIH. Cela exclut également les prostitué-e-s du système de santé, logement, éducation et leur empêche l’accès au statut d’immigrant. »
3. http://www.opensocietyfoundations.org/about/programs/us-programs/grantees/amnesty-international-usa-0 et aussi
http://www.opensocietyfoundations.org/about .
4. « Ten Reasons to Decriminalize Sex Work ».
5. « Why Amnesty International Must Hold Firm in Its Support for Sex Workers ».
6. Lire aussi « Amnesty International et la défense soutenue du système prostitutionnel », par Aïssata Maïga, analyste d’affaire, sur Sisyphe.org, octobre 2014.
Mis en ligne sur Sisyphe, le 3 août 2015